ANALYSES | CO2 – Objectif net zéro

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Le tourisme responsable – Atteindre l’excellence avec la neutralité carbone

Parler de développement durable ne suffit plus. La notion est bien souvent utilisée à des fins de buzz marketing ou une case à cocher dans un rapport annuel. Il est temps d’AGIR en faveur de la durabilité et de COMMUNIQUER sur ces actions. En tant que précurseur d’une vision du luxe où qualité et esthétisme sont compatibles avec durabilité, 1.618 Paris est conscient des enjeux et des obstacles auxquels fait face l’industrie dans son ensemble.

Une chose est sûre : de nombreuses marques de luxe éprouvent une certaine réticence à communiquer sur leurs efforts en termes de développement durable, bien souvent car elles redoutent de ne pas atteindre l’excellence dans ce domaine. Croyez-le ou non, que ce soit dans la mode, le design ou le tourisme, de grands pas ont été faits vers une approche plus durable. Bien que la route soit encore longue, nous voulons nous assurer que le développement durable ne devienne pas un jeu à somme nulle, mais plutôt une approche intelligente pour toutes les décisions business à l’avenir, tant d’un point de vue social qu’environnemental. Nous sommes convaincus que chaque décision prise par les marques dans le but de parvenir à une approche du sourcing, de la fabrication et du travail plus responsable et éthique mènera à d’immenses bénéfices, notamment un produit meilleur et plus viable, une force de travail accrue, des avantages économiques et une plus grande fidélisation de la clientèle.

L’excellence est un objectif d’envergure, et une valeur fondamentale du luxe. C’est pourquoi nous devrions encourager sans hésiter tous les efforts produits pour atteindre cet ultime objectif de durabilité. Néanmoins, nous croyons fermement que les consommateurs sont en mesure de comprendre qu’il n’existe pas de solution miracle. Aussi, les efforts produits et les promesses tenues avec les bonnes intentions méritent-ils le soutien des consommateurs, en ce qu’ils servent une cause bien plus large : créer un monde meilleur.

Une des industries les plus concernées par l’argument fallacieux de l’objectif d’empreinte carbone neutre est le tourisme. En raison de l’impact local et des moyens de transport pour parvenir sur place, il paraît évident qu’en tourisme, l’objectif d’une empreinte carbone de 0% est mission impossible. Par sa nature-même le tourisme oblige le consommateur à un voyage – ayant une incidence inévitable sur l’environnement, dont le degré dépend du mode de transport employé. Sur le plan local, les hôtels, resorts ou lodges ont également un impact environnemental, aussi minime soit-il. Les stratégies de neutralité carbone viennent à la rescousse et permettent aux projets de tourisme responsable d’atteindre l’excellence en explorant des alternatives locales et internationales qui visent à neutraliser l’empreinte carbone, voire même à la rendre négative.

Au-delà de l’empreinte carbone, les bénéfices sont nombreux pour les communautés locales. Ainsi ces hôtels ont-ils un rôle important à jouer dans le soutien des communautés, de l’économie et de l’héritage locaux. Le tourisme responsable s’avère générer de l’emploi et des revenus, contribue à améliorer les moyens d’existence des populations locales (y compris en termes de santé et d’éducation) et aide à préserver les écosystèmes locaux.

Il importe donc de regarder la situation dans son ensemble et les bénéfices globaux obtenus.

Nous avons pris le temps d’examiner un certain nombre des entreprises de la sélection 1.618, afin d’illustrer l’impact positif qu’elles peuvent avoir à l’échelle locale et mondiale :

SONEVA RESORTS, www.soneva.com – L’ambition de Soneva est de devenir « décarbonisé » par le biais de programmes visant l’absorption de CO2.

LES FAITS :

* Empreinte carbone totale en 2012-2013 = 46 098 tonnes de CO2 (qui comprennent le transport aérien des clients). 14% proviennent de l’énergie utilisée par le resort et 78% résultent du transport aérien des clients.
* 2% de taxe carbone par chambre afin d’atténuer ces émissions.

Soneva met en œuvre et investit dans des projets qui atténuent bien plus que l’empreinte carbone totale du groupe : environ 1 million de tonnes de CO2 sur les 7 prochaines années, améliorant ainsi les vies de 150 000 personnes. Parmi ces projets, on peut citer :

Le projet de reforestation de Soneva : depuis 2011, ce ne sont pas moins de 511 920 arbres de 90 espèces locales différentes qui ont été plantés, suivant la méthode des « espèces cadres » (Framework Species Method). Cette dernière régénère la biodiversité naturelle de la forêt plus qu’une plantation. Une surface totale de 300 hectares de terres forestières dégradées est actuellement restaurée dans le nord de la Thaïlande.

SLOW LIFE au Myanmar est le premier projet de crédits carbone certifiés Gold Standard du pays. Depuis janvier 2014, ce projet permet de distribuer dans les régions rurales du Myanmar des cuisinières qui consomment très peu d’énergie. Les bénéfices pour les communautés locales sont nombreux : épargne monétaire pour les foyers, protection de la biodiversité, possibilités de formation et d’emploi ainsi que bienfaits sur la santé grâce à un air intérieur considérablement moins pollué.

Le projet des fours au Darfour a été établi début 2012. Le projet permet de distribuer des fours à forte efficience énergétique à 125 000 familles de la région déchirée par la guerre du Darfour, au Soudan, atténuant au moins 350 000 tonnes de CO2 sur les 7 années à venir. En plus des bienfaits climatiques, les familles du Darfour bénéficient de dépenses énergétiques réduites, moins de temps passé à se ravitailler en bois dans des endroits dangereux et moins de pollution dans l’air intérieur, qui est l’une des premières causes de décès chez les femmes et les enfants en Afrique. Jusqu’à présent, 30 000 fours ont été distribués.

Une éolienne de 1,5 MW qui permet d’économiser 70 000 tonnes de CO2 a été construite au Tamil Nadu en Inde en 2008.

Les bénéfices locaux :

Soneva s’engage à soutenir les communautés locales par l’emploi : 76% de ses employés sont des locaux et bénéficient de salaires et d’avantages qui sont bien au-dessus du minimum local. De surcroît, une majorité des employés non-locaux provient de pays en voie de développement avoisinants tels que le Sri Lanka, l’Inde et le Bangladesh (pour Soneva Fushi). Ainsi, bien que leurs salaires n’aillent pas dans la communauté locale, c’est un soutien pour ces pays en voie de développement.

Le groupe s’efforce également à acheter ses produits localement, stimulant ainsi le système financier des communautés locales.

Soneva Fushi emploie aussi un biologiste de la vie marine à temps plein. Bien que cela puisse paraître environnemental avant tout, d’importantes réalisations profitant à la communauté locale ont été menées à bien. Entre autres :

• En 2010, mobilisation au niveau national pour l’interdiction de la pêche au requin dans les Maldives. Soneva Fushi fut nommé siège régional de la campagne « I’m FINished with Fins », et les fondateurs Sonu & Eva Shivdasani en furent les ambassadeurs.

• Avec son biologiste de la vie marine, Soneva Fushi a travaillé depuis 2007 avec 5 autres resorts de l’atoll Baa afin de que cet atoll soit déclaré Réserve de la Biosphère par l’UNESCO. Ce statut fut obtenu en 2012.

THE BRANDO, www.thebrando.com : le Brando a instauré un grand nombre de programmes innovants et de nouvelles technologies, dans le but de se rapprocher toujours plus de la neutralité carbone. Son ambition est l’élimination de toute empreinte carbone.

• L’énergie dont a besoin le resort provient d’une variété d’initiatives sur site : air climatisé par l’eau de mer (Sea Water Air Conditioning, SWAC) qui réduit le besoin d’énergie de presque 70% ; l’utilisation de l’énergie solaire et une centrale à huile de noix de coco (biocarburant) qui comblent l’autre moitié des besoins de l’hôtel en énergie. Alimentée par l’huile de noix de coco produite localement, cette source d’énergie renouvelable soutien également l’économie locale.

• Afin de réduire ou d’éliminer les émissions de CO2 du voyage des clients, à terme, tous les véhicules seront alimentés par énergie solaire et des vélos seront proposés à tous les clients comme moyen de transport pour se déplacer sur l’île.

Un programme d’échange de crédits de carbone pour le transport entre les îles.

• Encourager les clients à acheter des compensations carbone pour leurs vols internationaux.

PRINCESSE BORA, www.princesse-bora.com : Princesse Bora s’est engagé à proposer des programmes utiles aux communautés locales et aux employés.

Un incinérateur permet au resort d’être entièrement autonome dans le traitement de ses déchets, tandis que les déchets organiques sont transformés en compost et utilisés pour les plantations locales.

• Des produits locaux de Madagascar sont utilisés dans le resort. Ce dernier travaille d’ailleurs avec des pêcheurs et des maraîchers locaux.

• Un effort particulier est porté sur la réduction d’emballages.

• Les 90 employés du resort viennent de villages avoisinants, et suivent une formation avant de rejoindre l’équipe.

• En partenariat avec l’Alliance Française, Princesse Bora propose chaque année des cours de français à ses employés.

L’industrie du tourisme responsable continue de nous émerveiller et de nous inspirer. 1.618 Paris définit le luxe du 21ème siècle par la beauté, la créativité, l’innovation et le développement durable. C’est pourquoi nous continuerons d’apporter la lumière sur les avancées de ce mouvement, par le biais d’événements, d’actualités, de partenariats, de formations et de services de consulting.

1.618 Paris est également en train de développer un nouveau service, 1.618 Destinations, qui proposera aux consommateurs un ensemble d’éco-resort de luxe et des services clé-en-main aux professionnels. Restez connecté pour découvrir les nouveautés les plus excitantes en matière de tourisme responsable avec 1.618 Paris !

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